Lecture : DISRUPTION de Stéphane Mallard

By | 20/11/2018

Couverture Disruption Stéphane Mallard

J’ai dévoré DISRUPTION, le livre de Stéphane Mallard, en moins de 2 jours !

Il faut dire que le style et le ton sont agréables. Si le sujet peut paraître complexe, la lecture est facile. Pas trop de jargon, juste ce qu’il faut de vulgarisation.

L’intitulé complet est DISRUPTION : Intelligence Artificielle, Fin du Salariat, Humanité Augmentée. Préparez-vous à changer le monde. Le livre tient toutes ses promesses !

L’auteur déroule ses analyses pertinentes et sa vision du monde de demain. Il s’appuie sur des exemples concrets de disrupteurs, ces entrepreneurs qui changent le monde.

Ce que je retiens…

Nous ne sommes pas au cœur d’une période de transformation digitale mais bien d’une période de disruption technologique liée aux usages des consommateurs.

La technologie est devenue une commodité, comme l’eau courante ou l’électricité. Elle est accessible, c’est-à-dire qu’elle ne coûte plus rien et qu’elle s’adapte désormais à nous humains alors que c’était encore l’inverse il y a quelques années. Elle a évoluer au point que des entreprises comme Facebook sont capables, grâce à leur algorithme qui décide ce que l’on voit dans notre fil d’actualité, d’identifier et d’influencer notre humeur mais également nos décisions.

On assiste à un phénomène qui vise à faire entrer en nous, humains, la technologie. Ces personnes qu’on nomme les body hackers n’hésitent pas à se faire implanter des puces électroniques ou d’autres dispositifs pour augmenter leurs capacités.

Les algorithmes et l’intelligence artificielle dépasseront bientôt les humains en termes de connaissance et d’expertise (gestion de la connaissance). Nous serons tous, individus et entreprises, équipés ou armés d’algorithmes dont le rôle sera de nous assister et de nous représenter à l’extérieur pour toute une série de décision.

Nous continuerons à aller chez le médecin mais pas pour sa connaissance ou son expertise qui sera déléguée à un algorithme mais pour son empathie, sa capacité de communiquer d’humain à humain. Et on choisira son fournisseur pour n’importe quel service sur ce critère différentiant, c’est-à-dire l’expérience client qui est proposée.

La connaissance et l’expertise ne vaudront bientôt plus rien sur le marché. Selon Stéphane Mallard, ce nouveau paradigme entraînera donc la fin du salariat ou presque. Celui-ci sera réservé à ceux qui cachent leur incompétence.

On assistera à l’augmentation exponentielle du nombre de freelance dont les compétences, après avoir été short-listées par des algorithmes, seront sollicitées à la demande par les entreprises pour des tâches très spécifiques et des missions à court terme.

Dans le business, cela implique qu’absolument tous les métiers et tous les secteurs sont concernés par la disruption, même si les experts dans tous les secteurs se voilent généralement la face.

Pourquoi ?

Parce que la disruption d’un secteur vient quasiment toujours de l’extérieur.

La maîtrise d’un secteur est en réalité un frein à le bousculer. Les experts sont biaisés. Ils ne pensent pas être concernés par la disruption.

Les grandes entreprises, performantes, sont organisées pour servir la partie de leur marché la plus rentable. Elles ne s’occupent pas de la minorité et cela crée des clients mécontents.

C’est justement là que les disrupteurs identifient des problèmes et proposent des solutions qui sont non seulement adoptées par cette partie du marché mais aussi, ensuite et massivement, par l’autre partie, majoritaire. Conséquence ? L’acteur établit perd sa place et disparaît.

Bien sûr, certains acteurs établis ont conscience qu’il faut adopter les nouvelles technologies et entreprennent leur transformation digitale mais, la plupart du temps, ils se trompent de route. Ils cherchent à utiliser les technologies pour encore mieux faire leur core business alors qu’il faut se réinventer, challenger son business modèle, chercher à se rendre obsolète… se disrupter soi-même !

Le changement est inéluctable. Il faut arrêter de le refuser et se disrupter soi-même si on veut rester pertinent dans le monde de demain. Pour cela, il faut bousculer l’ordre établit de son organisation. Il faut désobéir.

Conclusion

Pour moi, le contenu du livre ne constitue pas une révélation mais plutôt une confirmation de choses dont j’étais déjà convaincu.

Il n’en reste pas moins qu’une série de questions me hante depuis que j’ai en terminé la lecture :

  • Comment une entreprise peut-elle se disrupter elle-même si la disruption vient toujours de l’extérieur ?
  • Est-elle dès lors vouée à disparaître quoi qu’il en soit ?
  • Doit-elle tenter de survivre en tentant de disrupter d’autres secteurs ?

J’espère pouvoir y répondre très prochainement à travers mes expériences futures.

En attendant, je range ce livre à la place qu’il mérite dans ma bibliothèque…

Disruption à côté de Steve Jobs

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